Prix FIEEC de la Recherche Appliquée

Ce prix récompense des chercheurs académiques qui se sont impliqués dans le processus de transfert de connaissances et de savoir-faire entre le monde académique et celui des entreprises.
 
Alors que l’innovation est devenue le principal moteur de la croissance des entreprises, la proximité des acteurs de l’innovation avec les PME-ETI est encore insuffisante. Pourtant, la France dispose d’une recherche académique brillante et d’industries très innovantes. Avec l’ambition de promouvoir le lien entre la recherche académique et les PME-ETI, la FIEEC a créé en 2011, en partenariat avec l’Association des Instituts Carnot, le Fonds pour l’Innovation dans l’Industrie (F2I), Centrale Supelec, BPIFrance, l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), le Club Rodin, un prix annuel de la recherche appliquée pour encourager l’innovation et favoriser la croissance et l’emploi.


Cette année, les prix attribués sont :
1er Prix - 10 000€

2ème Prix - 7 500 €
3ème Prix - 5 000 €

Le prix de la Recherche Appliquée s’adresse à tous les chercheurs académiques dont les travaux ont fait l’objet d’une application
Industrielle sur le territoire français dans une PME-ETI française en générant des emplois qualifiés, et ayant recours à des technologies issues des professions électrique, électronique, numérique ou mécanique.

Date limite des dépots : 19 septembre à 12h00
Remise des prix à l'occasion des Rendez-vous Carnot les 5 et 6 octobre à Lyon.

Documents pour le Prix de la Recherche Appliquée 2016

Partenaires 2016

Pourquoi ce prix ?

L’innovation occupe une place centrale pour les entreprises de l’industrie électrique, électronique et de communication.

  • 8% du CA de ce secteur est affecté à la R&D, contre 2% en moyenne dans toute l’industrie.
  • Cette profession représente 1/3 des dépenses de R&D de toute l’industrie.
  • Les efforts de R&D de cette industrie entraînent des innovations dans l’ensemble des métiers et contribuent aux grands marchés d’avenir et enjeux sociétaux.

Or, on constate que si les grandes entreprises travaillent facilement avec les laboratoires publics, le dialogue entre les plus petites entreprises et le monde de la recherche est souvent insuffisant, éloignant ainsi les PME-ETI de l’innovation. Une plus grande proximité entre ces deux mondes permettrait aux PME-ETI d’améliorer leurs produits et aux chercheurs de trouver des partenaires qui traduiront une découverte en application commerciale prometteuse. Il est donc nécessaire pour aider les PME-ETI à grandir et pour la croissance de l’économie que ces deux types d’acteurs se rapprochent et travaillent de concert..

Lauréat 2015

Le premier prix a été attribué à Monsieur Stéphane Orieux, ingénieur de recherche INSAT à l’Institut Clément Ader, à Toulouse. Le sujet de la coopération concerne un dispositif autonome d'obturation automatique des ventouses utilisées dans les systèmes de préhension par le vide. La société COVAL développe et commercialise des systèmes complets de préhension par le vide. Ces systèmes à attraction par aspiration utilisent la dépression produite par un générateur de vide dans une ventouse qui saisit et transporte des objets. Dans le but d'améliorer ces produits et de se démarquer de la concurrence, la société COVAL s'est tournée vers un laboratoire de recherche pour trouver une solution de commande des éjecteurs qui respecte des contraintes fortes de compacité et de faible consommation d'énergie. L’entreprise, sise à Montelier dans la Drôme, compte 50 personnes. Les emplois générés sont de 5 personnes à équivalent temps plein.

Le second prix récompense Monsieur Serge Monneret, de l’institut Carnot STAR, à Marseille. Chercheur à l’Institut Fresnel, il a mis au point un procédé de microfabrication de pièces céramiques par stéréolithographie à masque dynamique (cristaux liquides). Ces travaux autour du contrôle spatial des ondes lumineuses l’a conduit à proposer en 2007 à l'entreprise PHASICS de co‐développer une nouvelle technique de microscopie à contraste de phase quantitatif. La collaboration avec l'entreprise PHASICS aura permis à la société de développer un nouveau marché autour de l'imagerie biomédicale, et au laboratoire d'obtenir une reconnaissance scientifique importante autour de l'imagerie biomédicale par analyse de fronts d'onde. L’activité a notamment permis à l’entreprise Phasics, dans l’Essonne, le recrutement de 5 personnes en CDI.

Le troisième prix est attribué à Monsieur Malek Ghanes, Maître de Conférences à l’ENSEA de Cergy, dans le laboratoire de recherche Quartz EA 7393 (ex‐ECS‐Lab EA 3649). Il travaille sur des méthodes de l’automatique appliquées au domaine du génie électrique. La coopération de l’entreprise GS maintenance (GSM) avec le laboratoire Quartz de l’ENSEA a pour objet le développement des méthodes de l’automatique pour des actionneurs électriques et électroniques. L’entreprise fait de la maintenance et du développement de produits électrotechniques (moteurs électriques, génératrices électriques, électroniques de puissance, convertisseurs statiques). Cette entreprise de Seine et Marne compte 12 employés. Ces développements ont permis de sauvegarder 2 emplois et d’embaucher 2 autres personnes.

Les lauréats 2014

Le premier prix a été attribué à Monsieur Jean‐Luc DANGER, de l’institut Carnot Télécom & Société numérique, directeur d’études à Télécom ParisTech, responsable d’un groupe de recherche sur les architectures des systèmes électroniques numériques et les systèmes embarqués. Il travaille depuis l’origine avec la société Secure‐IC, fournisseur de solutions de sécurisation des composants électroniques. Les produits développés en commun exploitent les technologies permettant de lutter contre les attaques des circuits intégrés sensibles, comme les cartes à puce. 8 brevets de Télécom ParisTech sont exploités par Secure‐IC au travers des développements de nouveaux produits. Secure‐IC est une entreprise rennaise et parisienne qui compte 27 employés et a généré 2 M€ de chiffre d’affaires en 2013.

Le second prix récompense Monsieur Jean‐François PINTOS, chercheur à l’institut Carnot CEA LETI dans le domaine des télécommunications. Il a collaboré avec TPL Systèmes, leader français dans la conception et la fabrication de pagers et d’équipement embarqués. TPL Systèmes est l’un des principaux distributeurs de matériel Tetrapol fabriqué par Airbus Defence and Space (ex Cassidian) pour le marché ANTARES (réseau national destiné aux acteurs de la sécurité civile). En réponse à une demande client, TPL Systèmes a travaillé avec le CEA LETI sur une évolution d’un de ses terminaux sans fil : amélioration des performances et disparition de l’antenne externe du terminal. De fortes contraintes de miniaturisation d’antenne et d’intégration sur un terminal compact étaient nécessaires. Cette collaboration a donné lieu au développement d’un nouveau produit chez le client. TPL Systèmes est une PME localisée à Sarlat, qui comprend 40 employés et génère un chiffre d’affaires de 23,3 M€.
Le troisième prix est attribué à Monsieur Vincent ROCA, titulaire d’une thèse de doctorat en informatique, d’une Habilitation à Diriger des Recherches et chercheur à l’institut Carnot Inria. Il travaille avec EXPWAY, entreprise qui développe et commercialise des logiciels pour optimiser la diffusion sur réseaux IP et mobiles de services tels que la télévision en direct, l’OTT ou des services de Datacasting. La collaboration avec l’Inria a porté sur l’amélioration de la fiabilité de ces systèmes de diffusion de contenus multimédias vers des terminaux légers (smartphone et tablettes). EXPWAY, PME parisienne, compte aujourd’hui 40 employés et réalise la quasi‐totalité de ses 4 Millions d’Euros de ventes à l’export (Japon, USA, Inde, Chine et Corée principalement).

Les lauréat 2013

Le premier prix a été attribué à Monsieur Jean‐Yves Chapelon, chercheur et directeur de recherche à l’INSERM, directeur du LabTAU (Laboratoire Thérapie et Applications des Ultrasons), unité mixte INSERM, affiliée à l’université de Lyon et au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard à Lyon. Sa collaboration avec la société EDAP‐TMS a permis de développer un dispositif médical pour détruire les tumeurs par ultrasons focalisés de haute intensité avec pour application principale le traitement localisé de la prostate, pour les patients porteurs de tumeur cancéreuse ne relevant pas de la chirurgie radicale. Ce dispositif est commercialisé par la société EDAP‐TMS, société lyonnaise de 100 personnes réalisant un chiffre d’affaires de 17,7 M€.

Le second prix récompense 3 chercheurs du laboratoire de Génie Electrique de Paris (LGEP) : MM.Olivier Schneegans, ingénieur Supélec et docteur en physique, Pascal Chrétien, ingénieur d’étude, Frédéric Houzé, ingénieur Supelec et docteur en physique. Ce dernier est le responsable de l’équipe « contacts électriques » du LGEP, où tous les trois travaillent. Sur la base des travaux de thèse d’Olivier Schneegans, ils ont développé ensemble le « Résiscope », dispositif original qui réalise des cartographies de résistance électrique locale à partir d’un microscope à force atomique. Ces travaux sont valorisés par deux PME. Scientec, est spécialisée dans la distribution d’équipements scientifiques dédiés à l’analyse de surface et à la spectroradiométrie, société qui emploie 13 personnes et génère 3,4 M€ de chiffre d’affaires. Concept scientifique Instruments (CSI) est une PME d’instrumentation issue de l’activité R&D de Scientec. Elle compte 4 personnes et développe et fabrique le Résiscope qui est diffusé au niveau européen par Scientec.

Mme Christelle Godin, ingénieur chercheur expert à l’institut Carnot CEA‐LETI, docteur et titulaire d’une habilitation à diriger les recherches a reçu le 3ème prix. Ses travaux ont contribué à développer des solutions de fusion de données pour l’analyse du mouvement destinées à des applications grand public. MOVEA a été créé en 2007, sur la base de brevets de l’Institut Carnot CEA‐LETI, au moment où les premiers objets grand public comme la Wii commençaient à intégrer la capture de mouvement que l’on retrouve aujourd’hui dans les smartphones, les tablettes, télécommandes, manettes de jeu,… MOVEA est une entreprise grenobloise de 41 personnes qui génère un chiffre d’affaires de 2,4 M€. Comme en 2012, le Fonds pour l’innovation dans l’industrie (F2i) a sponsorisé le premier prix. Les sociétés Axon Cable et 3A ont sponsorisé les deux autres. La FIEEC et ses partenaires, la BPI, l’Association des instituts Carnot, Supelec donnent d’ores et déjà rendez‐vous

Les lauréats 2012

Le premier prix a été attribué à Monsieur David Andreu, Maître de conférence HDR à l’Université de Montpellier, de l’équipe projet DEMAR INRIA/LIRMM (Institut Carnot Inria) pour ses travaux sur la robotique et sur la stimulation électro‐fonctionnelle appliquée à la santé. Cette démarche permet d’apporter des fonctionnalités sans fil sur des dispositifs d’électrostimulation des nerfs et des muscles pour la rééducation des malades, produits commercialisés par la société Vivaltis, PME de Montpellier de 25 personnes.

Le second prix récompense Monsieur Dominique Bergogne, du Laboratoire Ampère CNRS UMR5005 (Carnot Ingénierie@Lyon). Ingénieur et maître de conférence à l’université Claude Bernard de Lyon, ses travaux portent sur l’électronique de puissance et la gestion de l’énergie et ont contribué à développer un convertisseur de puissance pour récupérer de l’énergie sur un réseau électrique de transport en commun, commercialisé par une ETI, la société ADETEL Group, basée en Rhône‐Alpes, et qui emploie 600 personnes.
M. Sébastien Pellevrault, docteur en télécommunication optique, diplômé de SUPELEC, a reçu le troisième prix pour sa contribution au développement d’un capteur intégré dans un appareil portatif capable d’évaluer simplement, rapidement et de façon stable l’épaisseur d’une lame d’eau sur une piste d’aéroport. Cette solution est commercialisée par la société francilienne RINCENT BTP.