L’impact grandissant de la digitalisation sur le secteur du transport ferroviaire implique une exposition croissante aux risques numériques et aux cyberattaques, que cela soit par le biais des objets connectés, de l’intelligence artificielle ou de la robotisation, en particulier pour assurer les travaux de maintenance et de surveillance.

Les tentatives d’intrusions malveillantes dans les systèmes d’information sont une réalité, y compris dans le secteur ferroviaire. Les industriels et acteurs du secteur doivent donc se préparer à parer toutes les attaques venant de l’extérieur. Dans ce contexte, i-Trans, en partenariat avec d’autres structures dédiées aux transports, à la sécurité et à l’électronique, dont la FIEEC, a organisé une matinée dédiée à la cybersécurité dans le transport ferroviaire ce jour.

Jochen Langheim, Vice-president Advanced Systems R&D Projects – STMicroelectronics, qui a partagé au titre de la FIEEC un retour d’expérience des filières électroniques et automobile, souligne : « L’arrivée des objets connectés a démultiplié les opportunités pour les hackers de prendre possession d’un objet. Il faut donc protéger à tous les niveaux. Néanmoins, toutes les menaces ne sont pas identiques et les coûts doivent être maîtrisés. Une analyse de risque permettra d’adapter la réponse en fonction de la probabilité d’un dommage et de sa gravité et ainsi de guider le choix de la protection. Si des solutions existent, il est très important d’arriver à standardiser les approches, afin de limiter les coûts dans la réalisation des composants. »