
Un peu plus d’un an après le début de la pandémie, le secteur industriel français a su prouver sa flexibilité et sa robustesse. Malgré des premiers mois difficiles, les acteurs industriels ont su s’appuyer sur leurs atouts pour préparer l’avenir. Entre relocalisation, transition énergétique et digitalisation, les défis sont nombreux.
Dans une interview croisée pour la Filière 3e, Laurent Tardif, président de la FIEEC, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, dressent un premier bilan de cette pandémie sur le secteur industriel et mettent en avant les atouts de la France pour transformer et densifier son tissu industriel.
L’occasion pour la ministre de rappeler à quel point « l’industrie est la colonne vertébrale de notre économie » en portant « l’essentiel de nos exportations et de notre innovation ». Et de préciser l’ambition de notre pays « d’être la première économie décarbonée du monde » et « de devenir un leader mondial des technologies vertes ».
Pour Laurent Tardif, la crise du Covid est sans conteste « un puissant révélateur » qui a démontré « la robustesse d’une économie (qui) repose sur des infrastructures efficaces et sur la maîtrise de ses approvisionnements ». Il précise également que l’atteinte des objectifs que notre pays s’est fixé suppose une « mise à disposition de financements ciblés, suffisamment importants et rapides, pour soutenir les enjeux d’innovation » tout en favorisant une « surveillance du marché effective » afin d’éviter les concurrences déloyales.
Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site de la Filière3e.



L’un des enjeux majeurs est la révolution des « WIDE BAND GAP » où les semi-conducteurs de nouvelle génération au Carbure de Silicium – les Sic, ou au Nitrure de Gallium – les GaN, vont bousculer les solutions Silicium. Toute la chaîne va être concernée, fabricants de semi-conducteurs, de circuits imprimés, intégrateurs. Un maitre mot : rendement optimum pour des produits décarbonés, au coût le meilleur. Les fabricants de semi-conducteurs sont donc impliqués avec au premier rang, notamment STMicroelectronics qui est l’un des leaders mondiaux.

Des personnalités de renom et conférenciers référents ont par ailleurs confirmé leurs interventions en plénière, autour de deux séries de conférences : sur la Construction & la Rénovation pour un objectif « neutralité carbone 2050 ».










Dans ce cadre, le CSF Electronique s’est engagé aux côtés des pouvoirs publics sur de nouveaux axes structurants autour de la contribution à la transition environnementale, la souveraineté et la résilience. De nombreux livrables sont attendus comme la stratégie d’accélération électronique 2021-2025 et du nouvel IPCEI sur la Nanoelectronique, les coopérations avec les filières aval notamment automobile (électronique de puissance) ou aéronautique ou encore la stratégie d’accélération « Intelligence Artificielle distribuée » 2021-2025.
